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mercredi 16 janvier 2008

Médicaments déremboursés: fortes hausses de prix

La Fédération des syndicats pharmaceutiques fran çais (FSPF) a estimé mercredi que les hausses de prix pratiquées par les laboratoires pharmaceutiques lorsqu'un médicament cesse d'être remboursé par la Sécurité sociale avaient déjà été importantes en 2006.

Le 9 janvier, la FSPF avait affirmé que les médicaments déremboursés depuis le 1er janvier avaient vu leur prix augmenter, parfois de "30%", et demandé l'intervention du gouvernement.
Mercredi, au cours d'une conférence de presse, elle a affirmé qu'un phénomène comparable s'était déjà produit lors des déremboursements intervenus en 2006.
"Nous nous sommes interrogés sur l'évolution pour un certain nombre de produits qui ont été déremboursés en 2006, puisque certaines personnes ont dit +oui, mais le prix a évolué, il a baissé dans le temps, il a été réajusté+. Je vous laisse juges des réajustements", a déclaré le président de la FSPF, Philippe Gaertner.

Selon la FSPF, les six médicaments les plus commercialisés parmi ceux déremboursés en 2006 ont connu des hausses allant de 26% à 79%, le prix du septième ayant augmenté de 371%, entre le moment de leur déremboursement et la fin 2007.

Le 11 janvier, répondant à la FSPF, les Entreprises du médicament (Leem) avaient assuré faire preuve de "modération" dans la fixation des prix des médicaments déremboursés.

Sources : A.F.P. et F.S.P.F.

N.D.L.R. : Le prix d'un médicament remboursé est fixé par l'État, lorsqu'il ne l'est plus, c'est le laboratoire qui choisi son prix de vente, d'où des hausses spectaculaires (souvent expliquées par la baisse évidente du nombre de boîtes vendues, consécutive au déremboursement).

vendredi 4 janvier 2008

Médicaments veinotoniques : Publicité grand public

Recommandation de l'AFSSAPS.

Cette recommandation concerne plus particulièrement l’indication « insuffisance veinolymphatique » des spécialités veinotoniques.

Pharmacologie
Les propriétés pharmacologiques décrites doivent se limiter à celles validées par l’autorisation de mise sur le marché.

Indication
Il n’y a pas lieu de cibler dans une publicité une sous-population pour laquelle la spécialité n’a pas fait la preuve d’une efficacité particulière (ex : l’insuffisance veineuse chez la femme enceinte).
La publicité ne peut pas revendiquer un effet sur un symptôme qui n’a pas fait l’objet d’une validation spécifique dans l’autorisation de mise sur le marché. Ainsi, tous les veinotoniques n’ont pas un effet sur la composante œdémateuse de l’insuffisance veineuse.
La publicité ne doit pas associer l’emploi d’un veinotonique à des fins d’amélioration de l’esthétique.
Ainsi, les amalgames suivants doivent notamment être évités :
- le veinotonique peut diminuer l’œdème, mais n’est pas amaigrissant;
- il peut posséder des propriétés lymphokinétiques sans pour autant exercer un effet de drainage lymphatique;
- il n’exerce aucune action sur la résorption de la cellulite.

De manière générale, tout message publicitaire associant l’action veinotonique à une action amaigrissante ou amincissante, de drainage lymphatique, de résorption de la cellulite ou toute notion équivalente, n’est pas acceptable.

Dans la mesure où le terme « jambes lourdes » est associé dans l’esprit du grand public à l’insuffisance veinolymphatique, la publicité pour un médicament veinotonique pourra être axée sur ce seul symptôme. En revanche, il n’est pas acceptable d’axer la communication sur un seul des autres symptômes de l’insuffisance veinolymphatique (par exemple la douleur), dans la mesure où celle-ci est pluri-symptomatique.

Etudes cliniques
Les seuls résultats pouvant être présentés dans les publicités sont ceux issus d’études comparatives versus placebo. Afin que la présentation en soit objective, les résultats des 2 bras devront être mentionnés sans artifice de présentation, ainsi que le degré de significativité " p ".
Lorsque le critère principal est un critère composite, le résultat global doit être présenté, sans mise en avant d’un des composants de ce critère.

Place des veinotoniques dans le traitement des symptômes en rapport avec une insuffisance veinolymphatique
Les traitements veinotoniques sont des traitements symptomatiques complémentaires des mesures d’hygiène de vie limitant l’insuffisance veineuse et des moyens physiques de contention (bas, collants....). Ce point sera précisé dans les documents promotionnels longs comme les brochures et les sites internet abordant cette indication, par le rappel des conseils d’hygiène de vie en cas d’insuffisance veinolymphatique, avec un message incluant au minimum les idées suivantes :

Les situations à éviter :
rester assis ou debout trop longtemps, les piétinements, porter des vêtements trop serrés (pantalons serrés, bottes), les chaussures avec des talons trop bas ou trop hauts, l’exposition des jambes au soleil ou à des sources de chaleur, les prises de poids excessives, et éviter les aliments qui sont réputés favoriser la congestion des veines: alcool, épices, café, thé, tabac.

Conseils :
surélever les jambes chaque fois que possible, en particulier le soir dans son lit, pratiquer régulièrement une activité physique (marche rapide, natation, gymnastique, vélo), doucher les jambes à l’eau froide, les masser et porter des bas, des collants ou des chaussettes de contention.